La redynamisation du tissu urbain, une alternative au manque de terrains. Un exemple à Verviers

La finalisation des travaux d’équipement de l’Espace Entreprises de Verviers (parking et abords, correspondant à un investissement de plus de 662.000 €) est l’occasion saisie par la SPI+ pour souligner les alternatives à la saturation des parcs d’activités économiques : la redynamisation des quartiers urbains, l’assainissement et l’équipement de sites désaffectés, ou encore la valorisation de zones d’aménagement communal concertées (ZACC).

L’Espace Entreprises de Verviers

L’Espace Entreprises de Verviers illustre la contribution de la SPI+ à la redynamisation urbaine, au travers la mutation du quartier Gérardchamps, une réalisation répondant à un intérêt commun : celui des entreprises, des commerces et des riverains.

L’Espace Entreprises de Verviers s’étend sur une superficie de 1.066 m². Il comprend 13 bureaux et 3 ateliers. Sont actuellement installées dans ce bâtiment les sociétés CTO-VIAVAC (appareils de levage par le vide), CHB Consulting (recrutement et sélection), Infraqual (Prélèvement d’échantillons pour la construction), JM RIGO (consultance dans le domaine de la construction), CSV (peinture et plafonnage), SUDGLASS sprl (réparation et remplacement de vitrages automobiles).

Depuis 2001, le bâtiment bénéficie régulièrement de travaux d’aménagement. Les derniers en date, d’un montant de plus de 662.000 €, concernent la création d’un parking de 25 places, l’aménagement des abords et la création d’un espace de 4 x 250 m²  pouvant accueillir 1 ou 2 bâtiments à destination d’entreprises.  Ces terrains sont à vendre ou à valoriser dans le cadre d’un projet de partenariat public/privé.

Des parcs à succès

Le parc des Plenesses (176 ha) vient d’être équipé de voiries complémentaires.  Sur les 49 hectares non occupés, 13 sont déjà réservés par des entreprises. Le parc compte aujourd’hui 107 entreprises (représentant 1.546 emplois) dont des noms emblématiques comme Ortmans Inox, Ensival Moret, Leidgens, ... Son succès se poursuit puisque, sur les 29 actes passés à ce jour sur l’arrondissement de Verviers, 17 concernent les Plenesses.

A moyen terme, l’East Belgium Park pourra aussi répondre au besoin criant de terrains. Il s’agit d’un parc phare pour l’arrondissement : pluri-communal (Eupen, Baelen, Lontzen et Welkenraedt) ; de 261 ha au total (pouvant générer plus de 2.000 emplois supplémentaires sur ses 127 nouveaux ha) ; respectant les principaux principes de Développement Durable. De plus, ce dossier est le fruit d’une large concertation avec les riverains et les communes. La Région Wallonne annonce la signature de l'arrêté de reconnaissance de zone, préalable à tous travaux, pour fin septembre - début octobre.

Les acquisitions débuteront dans la foulée. La fin des premiers équipements (à Lontzen) est planifiée pour la fin de l’année 2010.

Suite à la décision du Gouvernement Wallon en juillet dernier, 277 ha devraient venir gonfler le stock de terrains disponibles à la vente sur l’arrondissement de Verviers…mais probablement pas avant 6 à 7 ans. La SPI+ doit d’abord avoir des précisions sur la mise en œuvre technique, commencer à tracer des périmètres et faire des avant-projets à présenter aux communes et aux riverains.

Les sites désaffectés et les ZACC, un enjeu foncier réel

Le succès des parcs est parfois le corollaire d’abandon de sites entiers au cœur des villes. Ceux-ci sont généralement vite recyclés comme ce fut le cas du site de Ortmans sur Gérardchamps devenu rapidement un centre commercial très actif. Parfois, par contre, il subsiste des chancres, des zones désertées. La SPI+ et sa filiale, la SORASI, interviennent alors pour entreprendre une reconversion. Les sites économiques désaffectés comme Intervapeur-Abattoir ou encore la Textile de Pepinster sont des alternatives de choix aux parcs d’activités.

De plus, pour la SPI+, les zones d’aménagement communal concertées (ZACC) représentent aussi un potentiel de terrains à valoriser afin d’accueillir de l’activité économique non perturbante (sur base d’études et de concertation). Julien Mestrez poursuit la réflexion en guise de clin d’œil à Monsieur Desama : « Nous restons dans l’attente confiante des réactions de la Ville, le partenaire incontestable puisqu’il s’agit de zones d’activités communales concertées, Verviers a aussi ce potentiel » !